samar 
cette nuit je me coucherai seule sur mon sofa oriental,
les yeux rives sur les étoiles,
nombreuses princesses de ma nuit,
accompagnatrices de mes folies
de solitude acharnée
car nul elfe n'ose s'approcher,
nul gnome ne persévère dans une approche téméraire...
Seul le noir qui m'enveloppe et me berce au son du rien ;
pas de coeur qui batte la chamade,
juste des faux semblants qui passent
que l'on peut prendre pour des étoiles filantes
et qui sont des leurres a s'y méprendre...
Hurle ma nuit comme je t'aime
sauvage et souveraine,
ni dieu, ni maître,
juste toi ma nuit et moi ta reine...
glorieuse solitude, bienheureuse souveraine.
Le néant a le goût du rien, salvateur du RIEN TOTAL,
de l'anéantissement du faux, du clinquant...
Je ne sais apprécier que le vrai tout sordide,
tout meurtrissant, mais si égal a ma vérité,
si proche de mon absolu...
En spectatrice je contemple
les champs de ruine et les faux obstacles
qui font de ma vie ce beau vide...
ce spectacle dont je suis aussi l'actrice.
En responsable je me vautre
dans mes sombres draps de débauche
me délectant de chaque instant entre moi et Moi...
Qui de nous deux vaincra ?
la spectatrice ou bien l'actrice ?
Ce goût du fade qui m'enivre,
cet absolu qui me résiste;
c'est ma solitude que j'aime
car elle est malgré tout l'emblème
de ma liberté tant chérie...
J'y verserai mon sang, j'y perdrai mon âme,
ma liberté chérie dont je enivre chaque nuit.
Ce temps magique qui s'enfuit entre mes secondes et le bruit
de la fureur de la vie, la vraie vie...
celle ou je n'attends rien de personne,
celle ou libre mon âme se vante de chanter l'hymne a la vie !
Demain, je prendrai un amant
et je jouerai à tuer le temps, tout le temps...
Salut bel ami et ne sombre pas dans des mauvais rêves
PiRaTe pas endormie...
et qui a trop bu, trop mangé sûrement...
GsER